Allemagne

Occupation de la Rhénanie 1919

Après la première guerre mondiale, l’Allemagne doit laisser libre passage sur la rive gauche du Rhin et sur une tête de pont de 30 kilomètres dans la région de Kehl. La majorité des bataillons de chasseurs alpins sont transférés à la 46e DI.

Ils stationnent dans cette région durant toutes les négociations de paix qui aboutissent le 28 juin 1919 à la signature du traité de Versailles.

La Haute-Silésie

Les traités de paix de 1919 conduisent à la redéfinition des frontières des pays vaincus. L’affectation de la province de Haute-Silésie donne lieu à un plébiscite, entre Allemands et Polonais, en vue de son rattachement à l’un des deux états. Afin d’assurer la stabilité politique, pendant ce plébiscite, une force d’interposition internationale est envoyées.

La 46e DI (6e, 7e, 13e, 23e, 24e et 27e BCA), commandée depuis 1916 par le général Gratier, part le 1er février 1920. Sa mission est de s’interposer entre les partis, de protéger les points vitaux, d’éviter les incidents, de réprimer les émeutes et de lutter contre le terrorisme. Rapidement, des tensions surgissent. A la fin de l’hiver 1920, à l’approche du vote, fixé le 20 mars, les esprits s’échauffent. Les chasseurs occupent les points stratégiques comme les gares et les ponts.

Le résultat du plébiscite, donnant la faveur à l’Allemagne, entraîne le soulèvement des Polonais. Plusieurs ponts sont détruits. Les chasseurs sont consignés dans leur quartier, effectuant des reconnaissances dans les environs. L’armée allemande franchie l’Oder et matte la rébellion. Le 4 juillet, le commandant Montalègre, chef de corps du 27e BCA est assassiné par un Allemand.

La méfiance et de rigueur. Les bataillons changent souvent de ville de cantonnement. Le 21 octobre 1921, le partage de la région entre la Pologne et l’Allemagne est statuée au nom de la SDN. Il provoque le départ de la force d’interposition, échelonné à partir de juin 1922.

Occupation de la Ruhr

L’occupation de la Ruhr est la conséquence du retard pris par le gouvernement de la République de Weimar dans le paiement des dommages de guerre prévus par le traité de Versailles.

Elle commence le 11 janvier 1923 avec pour objectif d’occuper les centres de production de charbon, de fer et d’acier pour obtenir les montants dus par l’Allemagne. Plusieurs bataillons de chasseurs participent à cette occupation (11e, 13e, 22e, 25e et 27e BCA) Confrontée à ses propres difficultés économiques, la France finit par accepter les propositions du Plan Dawes et retire ses troupes en juillet et août 1923.