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Les opérations extérieures : Madagascar & Maroc

Les premières opérations extérieures

 

Madagascar 1895

Le 40e BCP à Madagascar

En 1895, la France décide de rétablir son autorité à Madagascar en envoyant un Corps expéditionnaire composé de diverses armes et subdivisions. Le 40e BCP est mis sur pied à Grenoble, le 1er décembre 1894, sous les ordres du chef de bataillon Massiet de Biest, avec des volontaires provenant des divers bataillons de chasseurs. Les quatre premières compagnies sont formées d’alpins venant des 11e, 12e, 14e et 22e BACP.

Après un long voyage, le 40e BCP débarque à Majunga et participe aux combats de Metavanana et Beritzoka. Les hommes sont très éprouvés par les conditions climatiques et les fièvres qui ravagent leur rang. Prés de 600 d’entre eux décèdent de maladie. A bout de force, le 40e BCAP embarque fin novembre 1895 et rejoint Grenoble le 25 décembre. Il est dissous le 1er janvier 1896, et les chasseurs, après avoir eu un congé de trois mois, sont réaffectés dans leur bataillon d’origine. Ils reçoivent la médaille commémorative de Madagascar ainsi que leur drapeau qui porte depuis ce jour cette inscription.

 

Maroc 1912-1914

En 1912, le général Lyautey réprime au Maroc une importante rébellion menée par les guerriers berbères qui effectuent des coups de mains depuis le massif de l’Atlas. Les unités de l’Armée d’Afrique ne parviennent pas à les déloger de ces montagnes. Lyautey demande le renfort de chasseurs alpins pour mener des opérations en altitude. Ce sont les 7e BACP (Antibes) et 14e BACP (Grenoble) qui sont désignés ; avec leur groupe alpin respectif, pour cette mission.

Le 1er septembre 1912, le 7e BACP embarque à Marseille sur le paquebot Chaouia avec le général Franchet d’Esperet, nommé au commandement des troupes d’occupation du Maroc occidental, ainsi que son état-major. Les chasseurs débarquent à Casablanca où ils touchent des effets adaptés au climat.

Le 9e groupe alpin se porte sur Settat, puis Bab Guicer. La batterie alpine du capitaine Steck entre dans le premier échelon de la colonne Gueydon de Dives et entre en contact avec des pillards. Le 7e BACP est poussé sur El-Borouj. Après de nombreux accrochages et reconnaissances, plusieurs éléments de tribus du Tadla viennent faire leur soumission.

L’arrivée de la mauvaise saison suspend les opérations. Le 7e BACP séjourne à Mekhnès entre décembre 1912 et août 1913, surveillant les différents chantiers de construction de la région. Plusieurs accrochages se déroulent dont un très violent à Kasbah Arroub. D’avril à juillet, des opérations se déroulent au sud de Mechelen, impliquant plusieurs compagnies du 7. EN août, le bataillon rejoint Fez. Il se prépare à participer au dégagement de la trouée de Taza quand un ordre ministériel lui enjoint de se tenir prêt à revenir en France. Le 25 octobre, le 7e BACP embarque à Casablanca pour arriver le 28 à Marseille.

Le général Lyautey proteste farouchement contre ce rappel et écrit au ministre : « L’expérience faite depuis un an contre un adversaire de premier ordre a fait ressortir avec éclat la valeur et l’instruction de ces unités formées à la bonne école, entièrement à la main de leurs chefs et rompues à la manoeuvre ».