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Les postes optiques

Les postes optiques

La première mission des postes d’altitude est d’observer la frontière et de relever tous les renseignements sur l’ennemi potentiel que représente l’Italie. Depuis leur création, les troupes alpines n’ont cessé de pousser des reconnaissances, de dessiner et de photographier les installations ennemies, de noter les déplacements de troupes transalpines et de relever l’avancement des fortifications. A l’aide de jumelles, de longues-vues, d’appareils photographique ou à l’œil nu, les observateurs passent des heures à scruter la frontière.

Poste optique du 11e BACP

Par appareil optique ils peuvent transmettre des informations aux positions arrières ou aux postes de commandement. Son principe est simple et s’appareille à celui employé par la marine pour communiquer entre les navires. Initialement, il s’agit d’émettre par un faisceau lumineux, produit par une sorte de lanterne ou le réfléchissement du soleil sur des miroirs, des signaux formulés en alphabet approprié et perçus à distance par une longue vue

Pour communiquer par appareil optique les renseignements recueillis, ces postes avancés doivent êtres en vue directe d’un poste central. Celui-ci sert de relais avec une place forte et lui transmet les renseignements de son secteur

L’observation se modernise également. A l’aide d’appareils photographiques équipés de puissants objectifs, des téléphotographies et des photographies panoramiques sont réalisés. Les positions italiennes y sont repérées et reporter sur les cartes d’état-major, les guides de secteur et les répertoires de renseignements.

 

Les postes vigie

Pour faciliter la surveillance de la frontière, de nombreux abris ou cabanes en pierre sont édifiés aux endroits stratégiques. Ils permettent de recevoir une patrouille ou quelques hommes pour surveiller l’activité ennemie, facilitant le passage d’une nuit ou pour se mettre à ‘l’abri des intempéries.

 

Les refuges

Refuge du 22e en dessous de la Redoute Ruinée

Pour assurer la sécurité des corvées de ravitaillement, ou des troupes en déplacement, et héberger les chantiers d’entretien des routes et des sentiers muletiers, plusieurs refuges sont construits le long du parcours entre le poste de vallée et le poste d’altitude.

Ces différents abris contiennent des lits, des couvertures, des vivres de secours, des pelles, des pioches, de l’alcool, du bois et un poêle avec une réserve de bois. C’est également le point de rencontre des corvées de ravitaillement montantes de la vallée et celle qui descendent des postes. Un téléphone les relie entre eux et aux différents postes de vallée et d’altitude.

Plusieurs pierres gravées indiquent les chemins et les temps de parcours. L’hiver des balises sont installées à chaque virage ou point dangereux. Parfois ce sont les poteaux téléphoniques qui servent de repères. Des taquets en bois, sous forme de flèche, sont fixés sur la partie supérieure, qui regardent le chemin à suivre.

Des chasses neiges tirées par des hommes assurent le déneigement jusqu’à 30 cm. Si la couche devient plus importante, les chasseurs chaussent des raquettes.